Colon(ial)oscopie
bannersitecolonialoscopie

Deux personnages clownesques, drôles et grinçants dans un spectacle incisif et désopilant abordant notre rapport ambigu à notre passé colonial...
L’Amicale des Anciens d’Afrique organise ce soir une conférence tenue par Son Excellence l’Ambassadeur de Belgique à Kinshasa sur les nouvelles possibilités de marché en République Démocratique du Congo ! Fabiola de Potter Dardois – fille, petite-fille et arrière petite-fille de colons – voue une admiration sans égale à la grandeur
de ce qu’elle décrit comme « l’oeuvre civilisatrice coloniale ». Incarnant la nostalgie de l’époque, elle saisit l’occasion d’en assurer la première partie.
Accompagnée de sa jeune fille Paola – personnage candide et maladroit, Fabiola de Potter Dardois propose donc au public venu assister à la conférence un bref récital d’authentiques chansons « exotiques et coloniales ». Racisme ordinaire, situations sarcastiques, les tensions entre le Nord et le Sud s’incarnent avec humour dans le rapport mère/fille. Dévoilant ainsi la violence physique et morale de notre passé colonial, ce récital satirique laisse progressivement place à un règlement de comptes familial... et national.

A partir de 14 ans

Avec l’aide du Service des Arts Forains, du Cirque et de la Rue et du Service de la diffusion de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Avec le soutien du Centre Culturel de Dison, de la Roseraie, du Centre Armillaire et de l’Escale du Nord.
Merci à Alain Babillon, Frédérique Brugeilles, Gilles Bourgain, Claire Fontaine, Julien Truddaïu, Evelyne Voisin et Jules Voisin.

30-09-2017
20h15
04/275.52.15
10-10-2017
20h00
02/639.09.82
11-10-2017
20h00
02/639.09.82
12-10-2017
20h00
02/639.09.82
13-10-2017
20h00
061/21.65.30
19-10-2017
19h30
04/377.97.07
21-10-2017
20h30
081/85.63.74
26-10-2017
20h00
04/365.11.16
28-10-2017
20h30
0494/42.04.95
03-11-2017
20h30
0472/96.53.16
04-11-2017
20h30
0472/96.53.16

Distribution

  • Interprétation Justine Verschuere Buch (en alternance avec Olivia Smets) et Geneviève Voisin
  • Conception et mise en scène Geneviève Voisin
  • Texte Francesco Mormino et Geneviève Voisin
  • Scénographie et costumes Bernadette Roderbourg
  • Création lumière: Serge Bodart
  • Régie: Serge Bodart
  • Arrangements musicaux: Pirly Zurstrassen
  • Conseiller dramaturgique: Baptiste Isaïa
  • Regard extérieur et écriture clownesque: Carina Bonan et Christophe Thellier
  • Communication et diffusion: François Wautelet

Les spectateurs en parlent:

Interpellant, vivifiant, parfois terrible. (Marc et Jacqueline)
Merci pour ces jolis rires mordants ! (Christelle)
C’est drôle à force d’être horrible... et pourtant tout est vrai ! En plus, c’est beau ! Bravo ! (Michèle et Dominique)
Merci de nous mettre face à ces incroyables réalités. Et bravo le clown... (Bernard et Françoise)
Une belle farce pour défendre et réveiller des idées trop oubliées ! Merci. (Anne)
Merci pour cette ambiance, pour cet acte théâtral de haut vol dont le paysage théâtral belge a tant besoin. (Pierre)
Je suis tellement émue ! Merci d’avoir écrit et joué si simplement cette pièce. (Amanda)

La presse en parle:

Les stéréotypes passent à la truelle avec un cynisme féroce tandis que le vin de palme et la mauvaise foi coulent à flots. Curieux registre où l’hilarité côtoie le malaise. On rit jaune, noir, de toutes les couleurs, devant ces scène décomplexées de racisme ordinaire. (...) Clownesses en diable, Geneviève Voisin et Justine Verschuere Buch déplacent les dérives coloniales vers le règlement de compte familial : la mère déguise la fille en «boy» avant de lui faire endurer d’incessantes humiliations. Malin, le parallèle burlesque permet de ne pas être donneur de leçons.
(...) La pièce (...) empoigne avec audace, et un second degré infernal, une question qui tord encore les tripes de notre petit pays. Cette coloscopie griffe méchamment la chair de notre conscience collective mais le rire opère comme un analgésique.
Catherine Makereel - Le Soir

Un texte incisif de Geneviève Voisin et Francesco Mormino qui revient par touches bien balancées sur le passé colonial de la Belgique (...) A mi-chemin entre la conférence et la représentation, «Colon(ial) oscopie» établit de réels parallèles entre l’attitude des Blancs vis-à-vis des Noirs et celle de la mère, Geneviève Voisin, une narratrice bien campée, et le vin de palme aidant, de plus en plus déjantée, et sa fille timorée, Justine Verschuere Buch. Le texte pique là où il faut et rappelle, des mains coupées au viol des femmes en passant par le village de noirs à l’Expo universelle de 1897, les épisodes les moins glorieux de notre petit lopin de terre
d’héroisme... Utile et sarcastique à souhait (...)
Laurence Bertels - La Libre

par la compagnie Ah mon Amour!